Questions en rafale pour notre collègue qui se trouve au pied de l’Everest avec la CFMoto 1000MT-X
Après un premier contact plutôt classique le mois dernier à la frontière néerlandaise, il était temps de passer à la vitesse supérieure. Direction le pied de l’Everest, où CFMoto nous a donné rendez-vous pour pousser sa nouvelle 1000MT-X dans ses retranchements. Bien loin d’un simple essai tout-terrain, cette aventure a emmené les participants vers le camp de base de l’Everest, pour plusieurs jours de route à travers le Tibet et ses altitudes extrêmes, où hommes et machines doivent composer avec le manque d’oxygène. Après trois jours d’expédition, nous avons pu joindre Jules, légèrement essoufflé, pour un premier bilan.
Motojournal.be : Pour l’instant, qu’est-ce qui te frappe le plus sur la 1000MT-X ?
Jules : “L’équilibre. Cela peut sembler moins spectaculaire que la puissance ou la vitesse de pointe, mais c’est là que l’on se rend compte à quel point cette moto est aboutie. La 1000MT-X est stable, prévisible et bien équilibrée. Elle ne plonge pas excessivement de l’avant, reste bien dans sa trajectoire et inspire confiance en grandes courbes. Sur ce genre de routes, avec des yaks, des camions et parfois des situations totalement imprévisibles, c’est très précieux. Mais en même temps, on sent aussi qu’elle a pas mal de punch à bas et moyen régime. Le phénomène d’altitude n’as apparement pas trop d’emprise sur elle.”
Motojournal.be : Et le moteur ?
Jules : “Il faut vraiment replacer cela dans son contexte. À ces altitudes, on perd tout de même un peu de puissance. À environ 4 000 mètres d’altitude, on dispose d’environ 30 % de puissance en moins. De ce fait, n’importe quel moteur semble moins agressif qu’au niveau de la mer. Mais même dans ces conditions, on remarque que ce moteur est naturellement puissant. L’accélération reste impressionnante et on sent que le potentiel est là. Ce qui me frappe surtout, c’est la qualité de la réponse de la poignée d’accélérateur. Pas de sensation désagréable de « tout ou rien », juste une conduite souple et maîtrisée. De toutes les MT que j’ai déjà conduites, celle-ci me semble pour l’instant offrir le meilleur réglage d’injection.”
Motojournal.be : Tout s’est-il bien passé jusqu’à présent ?
Jules : “Non. Le deuxième jour a été un véritable retour à la réalité. Du soleil, de la neige, un glacier, de longues distances et, malheureusement, une trace de mazout dans un virage. C’est là que j’ai dérapé. Heureusement, sans gravité, mais cela montre bien à quel point ce parcours peut être traître. Même lorsque les routes sont en parfait état, il faut rester constamment sur ses gardes ici.”
Motojournal.be : Tu étais au guidon de la 1000MT-X lorsque cela est arrivé ?
Jules : “Pas tout à fait. C’était le seul jour où j’ai roulé sur la 800 MT. Elle s’en est très bien sortie, mais ce voyage est consacré à la CFMoto 1000MT-X. Quand je suis remonté dessus le lendemain, j’ai tout de suite eu l’impression de me sentir à la maison. La position de conduite est détendue, l’ergonomie est parfaite en position debout et le quickshifter fonctionne vraiment bien.”
Motojournal.be : Et malgré cette petite mésaventure, tu as eu l’occasion de voir l’Everest ?
Jules : “Oui. C’était un moment à couper le souffle. Nous traversions la réserve naturelle nationale du mont Qomolangma, entourés de sommets enneigés culminant à près de 5 300 mètres. Par temps clair, on peut y apercevoir plusieurs sommets de plus de 8 000 mètres. Nous avons eu de la chance : l’Everest se profilait à l’horizon. Je n’en dirai pas plus pour l’instant, car nous n’avons pas encore atteint le camp de base.”
Motojournal.be : Ah ah ! Des petits secrets pour ton rédacteur en chef Thierry. Ça pourrait te coûter cher. Surtout qu’on peut maintenant te faire porter le chapeau pour un téléphone qui fume. Un premier bilan, alors ?
Jules : “Je ne me prononcerai pas encore. Pour cela, il faut d’abord atteindre le camp de base de l’Everest. Mais après trois jours de route, je sais une chose : la CFMoto 1000MT-X ne cherche pas ici à impressionner par des effets spectaculaires ou des coups d’éclat. Elle convainc pour l’instant par ses qualités globales : stable quand il le faut, puissante quand on le lui demande, tout en restant très accessible pour enchaîner les longues journées. Et sur cet itinéraire, c’est exactement ce qu’il faut.”
Motojournal.be : Nous avons hâte de voir la suite. Méfie-toi du mal des montagnes et des traces de diesel !
