Harley-Davidson présente la nouvelle Deadwood
Juste après la Seconde Guerre mondiale, les GI’s de retour au pays ont supprimé tous les accessoires de leur Harley. Moins de poids, plus de plaisir de conduite, telle était l’idée. Harley-Davidson célèbre aujourd’hui ce look épuré et sans fioritures avec la Deadwood, un nouveau cruiser qui s’inspire de la culture bobber des débuts et de l’histoire de Sturgis, où, dès 1947, plus de 400 motards s’étaient déjà rassemblés pour la première édition du Black Hills Motor Classic.
Noire, basse et dépouillée
La nouvelle Deadwood est sans conteste l’ovni de la famille Cruiser. Le moteur, l’échappement, le guidon, les phares et la fourche sont tous peints en noir mat, seuls les couvercles inférieurs des culbuteurs et les tubes de tige de poussoir sont chromés pour accentuer la forme en V du moteur. Le réservoir de vingt litres et les garde-boue sont recouverts d’une couche de peinture Denim Black, les roues sont équipées de jantes noires et la selle solo – suspendue à seulement 648 mm du sol – laisse le garde-boue arrière entièrement à nu. Sans sacoches latérales et avec une partie arrière abaissée, la Deadwood affiche délibérément un profil plat et trapu, même si elle repose tout simplement sur un châssis Softail.
Milwaukee-Eight 117 sous le réservoir
La motorisation est assurée par le V-twin Milwaukee-Eight 117 Classic : 1 923 cm³, un taux de compression de 10,3:1 et une courbe de couple régulière délivrant 163 Nm et 98 ch. Un système d’échappement 2-en-1 avec une seule sortie offre un ronronnement grave au ralenti et une sonorité plus puissante lors des accélérations. Ceux qui en veulent davantage peuvent se tourner vers le catalogue d’accessoires Harley-Davidson pour les kits Screamin’ Eagle Stage.
Look vintage et technologie moderne
Sous son apparence rétro se cache une électronique de pointe. De l’ABS en virage au contrôle de traction et au Drag Torque Slip Control, en passant par le contrôle de la pression des pneus. Trois modes de conduite (Road, Sport, Rain) permettent d’adapter le caractère du moteur. Un éclairage entièrement à LED, un tableau de bord de cinq pouces avec compteur de vitesse analogique et écran numérique, un port USB-C et des prises pour vêtements chauffants viennent compléter le tableau. À l’avant, on trouve une fourche de 49 mm, tandis qu’à l’arrière, un mono-amortisseur offre un débattement de 86 mm et une précharge réglable. Freinage : un disque de 300 mm à l’avant, 292 mm à l’arrière, et des pneus Dunlop (100/90B19 à l’avant, 150/80B16 à l’arrière).
Pour l’instant (?), uniquement aux États-Unis
La Deadwood fera ses débuts le 7 août lors du Sturgis Motorcycle Rally et sera disponible dès lors chez les concessionnaires américains et canadiens, au prix indicatif de 17 999 dollars (hors taxes et frais). Un lancement européen – et encore moins belge – n’est pour l’instant (?) pas prévu…
