Essai nouveauté : Triumph Bonneville T120, Speedmaster & Bobber 2026
Quel meilleur endroit que la Californie, toujours ensoleillée, pour tester les Triumph Bonneville 2026 ? Car aussi anglaises que soient ces motos, vous avez sans doute remarqué qu’elles dégagent une ambiance Made in USA. Les Bonneville T120, Speedmaster et Bobber, qui utilisent toutes le même moteur, font partie de la gamme Modern Classics du constructeur anglais depuis un certain moment déjà. Et le temps était venu de les mettre à jour. C’est sous un ciel nuageux avec parfois un soleil radieux, que nous avons découvert toutes les améliorations apportées à ces modèles emblématiques.
Texte : Gijs Gilis
Petite mise au point
Les connaisseurs de la série Bonneville ne verront peut-être que peu de changements par rapport aux modèles des années précédentes. Et ils ont raison. Triumph n’a pas créé de motos entièrement nouvelles, mais a opté pour de petites modifications sous le réservoir et au niveau de l’apparence afin de remettre les Bonneville au goût du jour. Passons-les en revue, car de nombreuses mises à jour sont identiques pour les trois modèles.
Désormais également disponible en version A2
Ils sont tous dotés de nouveaux coloris, d’un ABS en virage, d’un contrôle de traction, d’un régulateur de vitesse, d’une connexion USB-C et sont désormais également disponibles en version A2. Les Speedmaster et Bobber, qui reposent sur la même plateforme, disposent désormais d’un réservoir de carburant plus grand de 14 litres, d’une selle plus large et de roues en aluminium plus légères à la place des anciennes roues en acier. Voilà, après ce petit tour d’horizon, place à l’essai proprement dit !
Un design pur et authentique
Commençons par le modèle le plus emblématique de ce trio, la Bonneville T120. Une moto classique intemporelle aux lignes qui rappellent celles d’une moto dessinée par un enfant. Très reconnaissable, donc, et c’est ce qui fait son succès. Pas de fioritures ni de détails superflus, mais un design pur et authentique.
Finition élevée
Ne vous contentez pas d’admirer la moto de loin, penchez-vous aussi sur la partie mécanique. La finition est en effet d’un niveau particulièrement élevé, y compris pour la Speedmaster et la Bobber. Cela vaut non seulement pour les options de peinture élégantes et raffinées, mais aussi pour le rangement des câbles, l’assemblage des différents matériaux et les pièces usinées sur et autour du twin vertical. La T120 est une moto typique sur laquelle vous montez et partez. Pas besoin de bidouiller dans l’électronique ou de chercher le bon réglage, non, il suffit d’empoigner le levier d’embrayage, de passer la première et de tourner la poignée de gaz.
Bonneville T120
La simplicité du design se reflète dans la simplicité de conduite. Tout fonctionne en douceur et facilement, du moteur au freinage et aux suspensions. On remarque clairement plus de punch dans la “grosse” Bonneville par rapport à la T100, que nous avons testé précédemment. 300 cm3, 15 ch et 25 Nm supplémentaires, ce n’est pas rien, ce qui porte la T120 à 1 200 cm3, 80 ch et 105 Nm. Ce ne sont certes pas des valeurs qui vous couperont le souffle, mais elles suffisent pour vous procurer beaucoup de plaisir.
Ne forcez pas
La T120 est parfaitement à l’aise dans les montagnes californiennes. Elle offre suffisamment de puissance pour maintenir le suspense, tandis que le freinage avant Brembo et les suspensions KYB assurent le contrôle. Le résultat est un équilibre parfait entre la conduite à l’ancienne et les performances modernes. Vous pouvez rouler rapidement avec la T120, sans forcer. Si vous le faites, vous atteindrez ses limites en termes de puissance et d’angle d’inclinaison. Ce qui est sympa, c’est que la moto ne vous met jamais au défi.
Speedmaster
Changement. Je passe de la T120 à la Speedmaster. Dès le départ, elle n’est pas ma préférée, en raison de son apparence quelque peu terne et sans inspiration. Ou peut-être que je ne la comprends pas, c’est possible. Elle a l’air tellement sage, même si son nom laisse supposer le contraire. Mes attentes sont donc quelque peu élevées. Nous nous trouvons désormais en haute montagne et les routes qui suivent sont sinueuses. Très sinueuses. Il s’avère rapidement que ce n’est pas la combinaison idéale pour la Speedmaster.
Comment ça, Speedmaster ?
À chaque virage, je racle les repose-pieds au sol – même si j’essaie vraiment d’éviter cela –, mais ce cruiser préfère clairement rouler en ligne droite et prendre des virages légers, ce qui n’a bien sûr rien de mal. D’ailleurs, elle le fait très bien. Vous êtes confortablement assis sur la large selle, le guidon tient bien en main et le moteur vrombit avec puissance. Je trouve cependant un peu étrange que Triumph ait choisi le nom « Speedmaster ». On s’attendrait à ce qu’elle soit un peu plus lente qu’une Rocket 3, mais la « vitesse » n’est pas vraiment une caractéristique que l’on associerait à la Speedmaster.
Bobber
Le nom « Bobber » semble beaucoup plus clair et surtout plus approprié. Sans aucun doute le modèle le plus élégant et le plus original de la gamme Triumph. Il s’agit indéniablement d’une moto qui se remarque, mais qui n’est certainement pas tape-à-l’œil. Les couleurs, les lignes, les proportions… Tout est parfait sur cette machine. Il faut toutefois chercher un peu où insérer la clé lorsque l’on monte en selle, mais la Speedmaster m’a joué le même tour. La solution se trouve en bas à droite, au niveau du moteur. Il faut le savoir, sinon on se fait rire au nez. Cela ne m’est pas vraiment arrivé, bien sûr…
Une moto pour se faire remarquer
Comme la Bobber est pratiquement identique à la Speedmaster – à l’exception du style, de la position de conduite et des caractéristiques extérieures –, elle se conduit de la même manière. Encore une fois, ce n’est pas le modèle idéal pour s’attaquer à une route sinueuse, car il s’agit clairement d’une moto pour se faire remarquer. Enfilez un blouson de cuir, un beau casque et partez en balade en ville. C’est pour cela que la Bobber a été conçue et elle le fait très bien. La selle est assez confortable, mais la suspension arrière est dure comme du bois. N’envisagez surtout pas de partir à l’aventure toute la journée, car vous reviendrez épuisé. Un autre inconvénient lorsque vous vous pavanez en ville sur cette magnifique machine, c’est que vous ne pouvez pas emmener votre jolie copine à l’arrière. Mais cela peut aussi être un énorme avantage. Tout dépend de la façon dont on voit les choses…
Conclusion
Les Triumph Bonneville T120, Speedmaster et Bobber n’ont pas subi de changements radicaux, mais suffisamment pour rester intéressantes dans les années à venir. Toutes trois sont équipées d’un ABS en virage et d’un contrôle de traction, mais il y a peu de chances que quelqu’un ait un jour l’occasion de mettre à l’épreuve ces systèmes. Elles ne sont pas conçues pour rouler vite, et même si c’était le cas sous la pluie, il serait exceptionnel qu’un propriétaire sorte l’une de ces belles machines. Je ne mets pas ces trois Bonneville en compétition, mais pour les amateurs, ma préférée est la Bobber, uniquement pour son look d’enfer. La T120 est la plus agréable à conduire, la Speedmaster est la plus confortable. En tout cas, le choix ne manque pas, c’est certain. Maintenant vient la partie la plus difficile : quelle couleur choisir ?
Photos : Triumph
Les plus et les moins
Triumph Bonneville T120
| Les plus | Les moins |
| Freins | Pas une moto sportive |
| Suspensions | Il faut aimer le genre |
| Puissance agréable | Un style trop désuet ? |
Triumph Bonneville Speedmaster
| Les plus | Les moins |
| Un véritable cruiser | Apparence terne |
| Confort | Dénomination usurpée |
| Il n’est pas toujours nécessaire d’opter pour un V-twin | Ne correspond pas vraiment à un segment |
Triumph Bonneville Bobber
| Les plus | Les moins |
| Design | Suspension arrière rigide |
| Finition | Utilisation limitée |
| Originalité | « Je peux monter avec toi ? » |
Données techniques
TRIUMPH BONNEVILLE T120
MOTEUR
Type : bicylindre parallèle à refroidissement liquide
Cylindrée : 1.200 cm³
Alésage x course : 97,6 x 80 mm
Taux de compression : 10:1
Embrayage : multidisque en bain d’huile, assisté
Boîte de vitesses : à 6 rapports
Transmission finale : par chaîne
PRESTATIONS
Puissance maximum : 80 ch (58,8 kW) @ 6.550 tr/min
Couple maximum : 105 Nm @ 3.500 tr/min
ÉLECTRONIQUE
Moteur : modes de conduite, régulateur de vitesse
Partie-cycle : contrôle de traction, ABS en virage
PARTIE-CYCLE
Cadre : tubulaire en acier
Suspension avant : fourche à cartouche KYB de 41 mm
Options de réglage : /
Suspension arrière : deux amortisseurs KYB (RSU)
Options de réglage : précharge
Débattement av/ar : 120/120 mm
Frein avant : deux disques de 310mm, étriers flottants Brembo à deux pistons
Frein arrière : un disque de 255mm, étrier flottant Nissin à deux pistons
Pneumatiques av/ar : 100/90-R18, 150/70-R17
DIMENSIONS & POIDS
Empattement : 1.450 mm
Angle de chasse : 25,5°
Chasse : 105 mm
Hauteur de selle : 790 mm
Réservoir : 14,5 litres
Poids TPF : 233 kg
PRIX
À partir de 14.995 €
TRIUMPH BONNEVILLE SPEEDMASTER
MOTEUR
Type : bicylindre parallèle à refroidissement liquide
Cylindrée : 1.200 cm³
Alésage x course : 97,6 x 80 mm
Taux de compression : 10:1
Embrayage : multidisque en bain d’huile, assisté
Boîte de vitesses : à 6 rapports
Transmission finale : par chaîne
PRESTATIONS
Puissance maximum : 78 ch (57,5 kW) @ 6.000 tr/min
Couple maximum : 106 Nm @ 3.750 tr/min
ÉLECTRONIQUE
Moteur : modes de conduite, régulateur de vitesse
Partie-cycle : contrôle de traction, ABS en virage
PARTIE-CYCLE
Cadre : tubulaire en acier
Suspension avant : fourche à cartouche Showa de 47 mm
Options de réglage : /
Suspension arrière : amortisseur KYB (RSU) avec biellettes
Options de réglage : précharge
Débattement av/ar : 90/73 mm
Frein avant : deux disques de 310mm, étriers flottants Brembo à deux pistons
Frein arrière : un disque de 255mm, étrier coulissant Nissin simple piston
Pneumatiques av/ar : 130/90-R16, 150/80-R16
DIMENSIONS & POIDS
Empattement : 1.500 mm
Angle de chasse : 25,3°
Chasse : 91 mm
Hauteur de selle : 705 mm
Réservoir : 14 litres
Poids TPF : 265 kg
PRIX
À partir de 16.995 €
TRIUMPH BONNEVILLE BOBBER
MOTEUR
Type : bicylindre parallèle à refroidissement liquide
Cylindrée : 1.200 cm³
Alésage x course : 97,6 x 80 mm
Taux de compression : 10:1
Embrayage : multidisque en bain d’huile, assisté
Boîte de vitesses : à 6 rapports
Transmission finale : par chaîne
PRESTATIONS
Puissance maximum : 78 ch (57,5 kW) @ 6.100 tr/min
Couple maximum : 106 Nm @ 4.000 tr/min
ÉLECTRONIQUE
Moteur : modes de conduite, régulateur de vitesse
Partie-cycle : contrôle de traction, ABS en virage
PARTIE-CYCLE
Cadre : tubulaire en acier
Suspension avant : fourche à cartouche Showa de 47 mm
Options de réglage : /
Suspension arrière : amortisseur KYB (RSU) avec biellettes
Options de réglage : précharge
Débattement av/ar : 90/73 mm
Frein avant : deux disques de 310mm, étriers flottants Brembo à deux pistons
Frein arrière : un disque de 255mm, étrier coulissant Nissin simple piston
Pneumatiques av/ar : 130/90-R16, 150/80-R16
DIMENSIONS & POIDS
Empattement : 1.500 mm
Angle de chasse : 25,4°
Chasse : 92 mm
Hauteur de selle : 690 mm
Réservoir : 14 litres
Poids TPF : 250 kg
PRIX
À partir de 16.995 €
