Essai nouveauté Cruisym 400 : rouler sans souci
En Sardaigne, SYM a non seulement présenté son nouveau TTLBT, mais a également dévoilé le tout nouveau Cruisym 400. Il s’agit d’une version plus puissante du célèbre Cruisym 300, destinée aux conducteurs qui recherchent ce petit plus en termes de performances sans pour autant sacrifier le confort ou la facilité d’utilisation. Un maxi-scooter destiné aux navetteurs quotidiens qui n’ont pas de temps à perdre, mais aussi à ceux qui aiment faire de longues balades le week-end.
Texte : Charly de Kinderen
Loin d’être timide
Dans sa gamme actuelle, SYM proposait déjà le Cruisym Alpha 300 ABS/TCS – un nom alambiqué comme seuls les Taïwanais savent en inventer. Heureusement, ils optent désormais pour une approche plus simple. Le nouveau venu s’appelle tout simplement Cruisym 400, ce qui indique d’emblée de quoi il s’agit. Le modèle 300 existant reste pour l’instant dans la gamme, tandis que le 400 vient compléter l’offre pour ceux qui recherchent plus de puissance et de performances. Sur le plan technique, il partage certains éléments avec l’ADXTG 400, ce scooter aux allures d’aventurier avec lequel SYM avait déjà anticipé la tendance très populaire des crossovers.
Le Cruisym 300 n’était déjà pas un modèle discret, mais le nouveau 400 va encore plus loin. C’est surtout l’éclairage LED avant, très remarquable, qui confère à ce scooter une identité bien affirmée. Les lignes nettes se prolongent sur l’ensemble de la carrosserie et confèrent au scooter un aspect moderne sous tous les angles. Le design a des accents asiatiques, mais s’intègre parfaitement dans le paysage urbain européen. Les couleurs disponibles sont toutefois moins marquantes. Le blanc et l’argent dominent, tandis que le vert mat apporte une touche d’élégance. La finition générale est de bonne qualité et correspond à ce que l’on est en droit d’attendre aujourd’hui dans ce segment.
Gain de puissance
Ceux qui pensent que l’augmentation de la cylindrée sert uniquement à respecter des normes d’émissions plus strictes se trompent. Le gain de puissance est en effet considérable. La cylindrée du monocylindre passe de 278 à 399 cm³, ce qui fait passer la puissance de 26 à 34 ch. Le couple fait lui aussi un bond en avant, passant de 26 à 37 Nm. Sur le papier, ces chiffres peuvent sembler modestes, mais dans l’univers des scooters, c’est une différence que l’on ressent immédiatement.
Sur les routes côtières et de montagne de la Sardaigne, cela se traduit par des accélérations fluides et une réserve suffisante pour dépasser sans hésitation. La transmission CVT fait son travail en silence, ce qui permet de se concentrer pleinement sur la circulation et l’environnement. Il n’y a pas de modes de conduite, mais honnêtement, ils ne manquent pas une seule seconde. La réponse de la poignée d’accélérateur est bien calibrée et le moteur délivre ses performances de manière prévisible.
Avec mes 1,90 m, je remarque bien qu’il n’y avait pas de grands ingénieurs dans l’équipe. Lorsque je braque à fond, mes genoux touchent le guidon, ce qui me semble un peu inconfortable. Les repose-pieds sont également un peu petits pour une pointure 45. En revanche, ce scooter est particulièrement pratique. Sous la selle se trouve un espace de rangement impressionnant pouvant accueillir sans problème deux casques intégraux. Pour ceux qui font la navette tous les jours ou qui font leurs courses, c’est un atout qu’il ne faut pas sous-estimer. La position de conduite est confortable et détendue. Le pare-brise réglable offre en outre une protection suffisante contre le vent, ce qui rend les longs trajets étonnamment faciles.
Débattement limité
La Sardaigne constitue un terrain d’essai idéal. La qualité de l’asphalte varie de la perfection à un état qui vous amène à vous demander pourquoi cette route n’a pas encore été fermée, parfois en l’espace de quelques kilomètres. Il est difficile de trouver un meilleur endroit pour mettre un scooter à l’épreuve.
En ce qui concerne les qualités de conduite, il n’y a pas grand-chose à redire. Le Cruisym offre une tenue de route neutre, donne une sensation de stabilité et se laisse guider sans difficulté dans les virages rapides comme dans les virages lents. Il n’a pas d’ambitions sportives, mais ce n’est pas nécessaire. Les freins fournissent une puissance de freinage suffisante et inspirent confiance lorsque l’on accélère.
Il y a toutefois un critère sur lequel le Cruisym 400 perd quelques points. La suspension arrière dispose d’un débattement de 108 mm et semble assez raide. C’est dommage pour un scooter qui affiche littéralement le mot « cruise » dans son nom. Sur une chaussée en parfait état, cela ne pose aucun problème, mais dès que l’asphalte est parsemé de nids-de-poule, les irrégularités sont transmises assez directement au conducteur.
Cela ne signifie pas pour autant que le scooter soit inconfortable. Au contraire, la position de conduite spacieuse et la bonne protection contre le vent en font un compagnon de route agréable. Mais une suspension arrière plus souple améliorerait sensiblement le niveau de confort et permettrait au scooter de mieux correspondre à son caractère en partie axé sur le tourisme.
Caméra embarquée
Sur le plan technologique, le Cruisym 400 est quant à lui tout à fait dans l’air du temps. Un système de démarrage sans clé fait partie de l’équipement de série, tout comme plusieurs options de recharge via USB, USB-C et une prise 12 V. L’écran TFT de 7 pouces prend en charge la connectivité avec smartphone et permet de dupliquer la navigation via Google Maps.
La dashcam intégrée constitue un atout remarquable. À première vue, cela ressemble à un gadget sympa, mais dans un monde où, après un accident, les discussions se résument souvent à une parole contre une autre, une telle caméra peut soudain s’avérer être un témoin très précieux. De plus, les passionnés peuvent l’utiliser pour immortaliser immédiatement leurs aventures en scooter.
Conclusion
Avec le Cruisym 400, SYM franchit une étape logique et surtout réussie au sein de sa gamme. Ce scooter allie une puissance accrue à un design moderne, un équipement de série complet et une polyvalence impressionnante. Ses nombreux espaces de rangement, sa selle confortable et sa technologie moderne le rendent particulièrement attrayant pour les utilisateurs quotidiens. Le seul véritable bémol reste la suspension arrière un peu raide. Avec un peu plus de confort sur les routes en mauvais état, le Cruisym 400 serait encore plus convaincant.
Comme SYM nous y a habitués, ce nouveau modèle est également proposé à un prix très compétitif. En Belgique, le Cruisym 400 coûte 6 299 €, ce qui représente un avantage de 1 000, voire 2 000 euros par rapport à certains concurrents japonais aux performances comparables. Plus surprenant encore : le Cruisym 300 actuel n’est que 300 euros moins cher. Le choix semble donc vite fait. Bien que le Cruisym 400 ne figure pas encore sur le site officiel, il devrait être disponible vers la fin du mois d’août.
Pour un prix qui permet à peine d’acheter un vélo électrique de nos jours, vous obtenez un maxi-scooter à part entière qui se faufile sans peine dans les embouteillages quotidiens, est suffisamment confortable pour les longs trajets et dispose en outre de performances plus que suffisantes. Une conduite sans souci, donc, exactement comme son nom le promet.
Les plus et les moins
| Les plus | Les moins |
| Un look qui ne passe pas inaperçu | Suspension arrière rigide |
| Prix très compétitif | L’espace pour les jambes est limité |
| Puissance suffisante | |
| Espace de rangement gigantesque sous la selle |
Fiche Technique Cruisym 400
| MOTEUR | |
| Type | monocylindre à refroidissement liquide, quatre temps |
| Cylindrée | 399 cc |
| Alésage x course | 83 x 73,8 mm |
| Soupapes/cylindre | n.c. |
| Taux de compression | n.c. |
| Alimentation | Injection électronique |
| Embrayage | variateur |
| Boîte de vitesses | / |
| Transmission finale | C.V.T. |
| PRESTATIONS | |
| Puissance maximum | 33,9 ch (25 kW) @ 6.750 tr/min |
| Couple maximum | 37 Nm @ 5.000 tr/min |
| ÉLECTRONIQUE | |
| Moteur | smart key, écran TFT, connectivité, navigation, dashcam |
| Partie-cycle | ABS, contrôle de traction, TPMS |
| PARTIE-CYCLE | |
| Cadre | tubulaire en acier |
| Suspension avant | fourche télescopique |
| Options de réglage | / |
| Suspension arrière | deux amortisseurs |
| Options de réglage | précharge |
| Débattement av/ar | n.c. |
| Frein avant | un disque de 288 mm, étriers à fixation radiale |
| Frein arrière | un disque de 275 mm, étrier simple piston |
| Pneumatique av/ar | 120/70 X 15 / 160/60 X 14 |
| DIMENSIONS & POIDS | |
| Empattement | 1.552 mm |
| Angle de chasse | n.c. |
| Chasse | n.c. |
| Hauteur de selle | 785 mm |
| Poids à vide | 222 kg |
| Réservoir | 14,5 litres |
| PRIX | |
| À partir de | 6.299 euros |
