Test bagagerie Lone Rider : le TET du Nord de la France – un terrain sous-estimé ?

Sur le papier, le nord de la France semble assez anodin. Des champs à perte de vue, quelques collines, ici et là avec le paysage disparaissant derrière un bosquet. Pas de montagnes, pas d’altitudes spectaculaires, mais suffisamment de relief pour ne pas rouler en pilotage automatique. Nous avons parcouru le Trans Euro Trail à une période où les chemins agricoles ne dégagent plus de poussière, mais retiennent l’eau. Les traces se remplissent et les chemins se transforment en toboggans. Découvrez ici comment le système de bagagerie Lone Rider s’en est sorti.

Texte : Jules Hermie

Avant le départ. Tout le monde est encore propre, y compris les bagages.

Pour ce trip, j’ai utilisé les sacoches Lone Rider ADVBags et Ranger Tank Bag, montées sur la CFMOTO 450 MT avec laquelle je réalise un essai longue durée, afin de voir ce que vaut une telle configuration lorsque les conditions sont systématiquement défavorables. Notre groupe a emprunté la section 3 du TET, juste à la sortie de Dunkerque. Des champs, des chemins agricoles, etc … Simple sur la carte, mais traître dans la réalité. De l’argile qui ne vous fait sentir que tardivement que vous aviez en fait déjà trop peu d’adhérence.

Toujours propre.

Bocage : peu d’espace, peu d’erreurs

Dès que nous entrons dans une zone de bocage, tout se referme. Des haies à gauche et à droite, des chemins creux où l’eau stagne et des tracteurs qui ont creusé de profondes ornières. En hiver, ces traces ne s’assèchent plus. Ici, on ne choisit pas sa trajectoire, on suit ce qui se présente. Le rythme est lent, la concentration intense. S’arrêter signifie souvent descendre de moto. Parfois pousser, parfois se repositionner. Le terrain n’est pas spectaculaire, mais il est fatigant.

Ça commence à changer.

Bridgestone E50

Ma CFMoto 450 MT est ici comme un poisson dans l’eau. Pas de puissance excessive, mais un contrôle optimal. Avec les Bridgestone E50, des pneus enduro homologués FIM et dotés du profil le plus extrême encore autorisé sur route, l’adhérence est prévisible sur l’argile humide. L’inconvénient est évident : les raccords sur l’asphalte usent plus vite les pneus. D’ailleurs, après ce voyage, le pneu arrière était déjà bien usé. Ce sont des pneus pour le tout-terrain, pas pour avaler des kilomètres sur la route.

C'était inévitable.

Jour 1 : un frein en moins

Dès le premier jour, l’étrier de frein arrière a lâché (problème de joint). À partir de ce moment-là, j’ai roulé sans frein arrière pendant tout le reste du voyage. Si l’ABS à l’arrière est désactivable, il n’en va pas de même pour l’avant. Dans les ornières profondes et l’argile humide, le système intervenait parfois à des moments où l’on préfère décider soi-même. Résultat : il fallait rouler plus calmement, anticiper davantage, faire un peu plus confiance au frein moteur et au pneu avant. Avec des pneus moins sculptés, cela aurait été une autre histoire.

Pause café. Ça fait aussi partie du boulot.

À trois, ce n’est pas du luxe

Pour ce trip nous étions trois, et cela s’est avéré providentiel. Plus d’une fois, des arbres tombés bloquaient le chemin. Déplacer les motos, pousser ensemble, improviser. Cela faisait également la différence après une chute. Dans la boue, redresser une moto seul demande une énergie qui risque de vous manquer plus tard, ou parfois, c’est tout simplement impossible. On peut rouler seul ici, mais dans ces conditions, c’est à la limite de l’imprudence.

C'était plus profond que prévu.

Un accueil inattendu

Ce qui nous a peut-être le plus frappés, c’est à quel point tout semblait normal. Des motos boueuses, des vêtements mouillés, mais surtout beaucoup de curiosité. Des chasseurs qui nous saluaient, des commerçants qui nous demandaient d’où nous venions, des gérants de chambres d’hôtes qui s’intéressaient davantage à notre itinéraire qu’à la boue dans leur allée. Nous avons même emprunté des tronçons qui coïncident avec des sentiers de grande randonnée. Une chose difficilement imaginable chez nous, mais qui ne pose apparemment aucun problème ici. Tant que vous faites preuve de respect, vous êtes accepté partout.

Ce n'est pas le premier arbre aujourd'hui.

La Picardie, belle surprise

Après avoir rejoint la section 1, nous avons traversé la Picardie en direction d’Amiens. Le paysage s’ouvrait devant nous. Pas de panoramas alpins, mais des collines avec des paysages s’étendant à perte de vue. Dans la lumière hivernale, l’ensemble prenait un aspect paisible. Jusqu’à ce que vous vous retrouviez à nouveau dans une ornière bien humide. La fatigue s’installait. Pas physiquement, mais mentalement. Les erreurs sont rarement spectaculaires, mais elles coûtent du temps. Et elles se terminent généralement dans la boue.

Vous ne gagnerez pas de temps ici.

Lone Rider ADVBags – modulaire et facile à utiliser

Les sacs Lone Rider ADVBags n’ont pas été épargnés pour leur première sortie. Des journées boueuses, des passages dans l’eau jusqu’à la selle et d’innombrables chutes ont fait que tout était couvert de boue, y compris jusqu’au guidon. Malgré cela, le contenu est resté 100 % sec et les fermetures n’ont pas été affectées par toute cette boue. Ce qui était particulièrement remarquable, c’était la façon dont le système modulaire continuait à fonctionner dans son ensemble. Avec ses 70 litres, il offre suffisamment d’espace pour un voyage hivernal de plusieurs jours, et à la fin de la journée, tout peut être rapidement déchargé. Après un passage au nettoyeur haute pression, la bagagerie ADVBags avait l’air comme neuve, sans aucune trace des chutes. Pour un budget de 799 € TTC, ce système de bagages est proposé à un prix compétitif.

Les sacs Lone Rider ont trouvé leur utilité ici.

Sacoche de réservoir Ranger – conçue pour les jours de pluie

La sacoche de réservoir Ranger (9 litres) a été constamment exposée aux intempéries pendant ce voyage. Les projections d’argile, la pluie, les traversées à gué et l’utilisation constante avec des gants d’hiver mouillés ont rapidement rendu la sacoche aussi sale que le reste de la moto. Pourtant, tout est resté nickel. Le sac est 100 % étanche, le système Dual Lid a efficacement empêché la saleté et l’eau de pénétrer. Les fermetures éclair ont continué à fonctionner sans problème, même lorsque tout était couvert de boue. Le système de fixation magnétique n’a connu aucun problème. Je n’ai rencontré que peu de difficultés pour faire le plein. À l’intérieur, les différents compartiments de rangement ont permis de garder les petits objets à leur place. Malgré sa taille, ce sac de réservoir ne gêne pas la conduite tout-terrain. Le Ranger Tank Bag est disponible à partir de 249 € TTC.

Tout était bien recouvert de boue.

Conclusion

Le TET dans le nord de la France est lent et demande de la patience. Beaucoup de descentes, beaucoup de corrections et peu de moments où tout se passe naturellement. Cela fait partie de la topographie du terrain et de la période de l’année. À la fin, ce qui reste surtout en mémoire, c’est ce qui n’a pas occasionné de perte de temps durant ce voyage. Pas de bagages mouillés, pas d’objets détachés, pas de travail supplémentaire après une chute ou une traversée à gué. C’est ce qui fait la différence entre continuer à rouler et continuer à bricoler.

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