Retour des motos au Salon — le « pourquoi » et le « comment »
Avec 38 000 visiteurs le 1er jour et 43 000 dimanche dernier, le Salon de Bruxelles, dont l’appellation officielle est Brussels Motor Show, vient de prendre un nouvel envol qu’on espère voir se répéter. Le retour des motos n’est pas étranger à ce succès. Explications.
Interlocuteur privilégié
Qui de mieux que Mark Op de Beeck, responsable de la marque Triumph, pour nous expliquer ce grand retour des motos au Heysel. Avant de rejoindre Triumph en 2021, Mark Op de Beeck a été directeur général et marketing manager chez d’Ieteren Sport pendant 13 ans, après être passé par Harley‑Davidson de 1998 à 2005. C’est dire s’il connaît bien le monde du deux‑roues. Membre également de diverses associations, il a eu son mot à dire au sein de la FEBIAC, organisatrice du Salon. Voici le condensé de notre entretien.
Retour en arrière
Depuis le départ de la quasi‑totalité de nos importateurs vers les Pays‑Bas, les dépenses engendrées par le Salon avant le COVID semblaient disproportionnées aux yeux des directions de Yamaha, Kawasaki, Harley‑Davidson, Piaggio, etc. Il faut bien admettre que la facture s’élevait parfois à plus de 250 000 €. Kawasaki en tête, il fut alors décidé que les motos ne viendraient plus à Bruxelles, au grand dam d’Honda, de Kymco et de Triumph, fervents défenseurs de la venue des motos et scooters au Salon.
Formule intelligente
Pour cette édition 2026, la FEBIAC, consciente que la présence des deux‑roues était indispensable pour attirer à nouveau la grande foule, décida de prendre à sa charge la moitié des coûts de location du Heysel et proposa aux importateurs une formule beaucoup moins onéreuse, avec le choix entre trois modules de stands et de superficies. Le montage des stands étant géré directement par un sous‑traitant commun et donc indépendant. En un mot : un stand clé en main où il ne suffisait plus à la marque que d’amener ses motos deux jours avant l’ouverture. Hormis un petit cottage, le stand n’accueille plus que les motos, faisant l’impasse sur les espaces d’accueil, les bureaux ou coins de détente — pour le plus grand plaisir des visiteurs, qui, pour la plupart, n’ont pas accès à ces points de repli.
Point du jour
Ce mardi 13 janvier, l’affluence reste constante dans les étroites allées du Palais 7 où s’exposent les motos. On peut donc déjà considérer ce Salon comme une réussite pour nous, motards passionnés, avec, cerise sur le gâteau, une belle brochette de motos affichées à prix réduits ou bénéficiant de belles remises. Conscients de l’avancée des motos chinoises, tant en qualité de fabrication qu’en chiffres de vente, plusieurs constructeurs européens et japonais proposent des modèles à prix contenus, pour le plus grand plaisir de notre portefeuille.
