Questions en rafale après l’essai des SYM TTLBT et Cruisym 400
Le constructeur taïwanais SYM est fier de présenter son tout dernier modèle phare : le TTLBT. Un maxi-scooter bourré de technologie et doté d’un nom qui ne passe pas inaperçu. La gamme Cruisym s’enrichit également d’un grand frère avec le nouveau Cruisym 400. Nous avons appelé notre collègue Charly, qui était en Sardaigne pour cet essai, afin de recueillir ses premières impressions.
Motojournal.be : Une question qui nous trotte dans la tête depuis des semaines… À quoi fait référence le nom TTLBT, au juste ?
Charly de Kinderen : “Euh… une tortue.”
Motojournal.be : Intéressant. Et pourquoi ?
Charly : “TTL est l’abréviation anglaise de « turtle », c’est-à-dire « tortue ». Ce n’est pas vraiment l’animal auquel on pense spontanément en voyant un maxi-scooter de 45 ch. On l’associe plutôt à des usagers de la route plus lents, peut-être. Mais chez SYM, cette association n’est pas fortuite. Leur slogan est : « Slow down, time flies. » On peut en quelque sorte s’y retrouver. De plus, dans la culture asiatique, la tortue a une signification bien différente de celle qu’elle a chez nous. Cet animal y symbolise la longévité, la sagesse, la stabilité et la protection. Des connotations bien plus positives, donc.”
Motojournal.be : D’accord. Mais il manque encore le BT qui fait peut-être référence à Bluetooth ?
Charly : “Non, pas vraiment. BT signifie « Best Technology ». C’est peut-être un peu tiré par les cheveux, et ça ne sonne pas tout à fait européen, mais ce n’est pas tout à fait injustifié non plus. Ce scooter regorge vraiment de technologie. En fait, il dispose de tout ce que l’on trouve aujourd’hui sur une moto haut de gamme : régulateur de vitesse, poignées chauffantes, pare-brise à réglage électrique, éclairage en virage, valises, ABS en virage, contrôle de traction, trois modes de conduite, écran tactile avec Apple CarPlay et même une selle chauffante. Bref, l’équipement complet.”
Motojournal.be : Impressionnant. Et le prix dans tout cela ?
Charly : “C’est une bonne surprise car le tarif reste juste en dessous de 11 000 euros, ce qui me semble tout à fait raisonnable vu le package proposé.”
Motojournal.be : Et est-ce qu’il roule bien ?
Charly : “La Sardaigne ne déçoit jamais, surtout par ce temps. Du soleil, de belles routes… un terrain de jeu idéal pour cet essai. Ici, on ne tarde pas à se retrouver sur de délicieuses routes sinueuses où l’on se demande pourquoi il n’y a pas plus de gens qui roulent en maxi-scooter. Le confort est excellent, le moteur a largement assez de punch pour rouler à vive allure et, grâce au centre de gravité bas, tout semble très accessible et stable.”
Motojournal.be : On sait que la perfection n’existe pas. À ton avis, qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?
Charly : “Tout est surtout dans les détails. Ainsi, Android Auto n’est pour l’instant pas pris en charge. Selon SYM, cela tient principalement à Google, qui n’a pas encore entièrement ouvert son système aux deux-roues. Par ailleurs, les valises latérales s’intègrent bien dans le design du scooter, mais cela se fait au détriment du volume. Elles sont plutôt petites et il faut en plus les ouvrir avec une clé classique intégrée dans le boîtier de la clé sans contact. Cela semble un peu plus fastidieux que prévu. L’espace de rangement sous la selle n’est pas non plus gigantesque, car le moteur est en position centrale dans le cadre et non à l’arrière, près de la roue. Cela présente bien sûr des avantages en termes de tenue de route.”
Motojournal.be : Qu’en est-il du Cruisym 400, il te plaît-il tout autant ?
Charly : “Oui, même s’il reste toujours risqué de tester deux scooters issus de segments totalement différents le même jour. Il faut vraiment considérer le TTLBT comme le fleuron absolu de la gamme, tandis que le Cruisym évolue tout simplement dans une autre catégorie. En passant sans cesse de l’un à l’autre, on finit automatiquement par les comparer. Ne vous méprenez pas : le Cruisym est en soi un excellent scooter, mais le TTLBT donne l’impression d’être légèrement supérieur à tous les niveaux. Avec mon mètre quatre-vingt-dix, le Cruisym est en outre un peu trop compact, ce qui fait que mes genoux me gênent parfois un peu. Mais cela reste bien sûr relatif, car pour de nombreux conducteurs, cette ergonomie plus compacte sera justement un avantage.”
Motojournal.be : Ce Cruisym a quand même fière allure.
Charly : “Tout à fait. Bravo à l’équipe de conception, car malgré son design résolument asiatique, je pense que ce scooter saura également conquérir de nombreux cœurs européens. L’éclairage LED, en particulier, est un véritable petit bijou. Le coloris vert foncé, notamment, est élégant. Et contrairement au TTLBT, le monocylindre est ici monté à l’arrière, ce qui libère un espace immense sous la selle. On peut y ranger deux casques intégraux sans aucun problème.”
Motojournal.be : Maintenant tu vas certainement profiter encore un peu du beau temps ?
Charly : “Tu peux en être sûr. Je suis juste confronté à un choix particulièrement difficile : la piscine de l’hôtel ou la plage de sable blanc juste au coin de la rue…”
Motojournal.be : Oui, oui, profite bien. Après tout, tu as bien travaillé d’arrache-pied aujourd’hui…
