Questions en rafale après l'essai de la Honda CBR600RR
Nous vivons une période formidable. Après Jelle qui a testé la Kawasaki Ninja ZX-6R en début de semaine dernière à Almeria en Espagne, c’est au tour de Gijs de mettre à l’épreuve la nouvelle Honda CBR600RR. Les supersportives sont de retour et nous ne pouvons que nous en réjouir. Petit coup de fil à Gijs après sa journée de piste à Portimao, dans des conditions météorologiques aléatoires.
MotoActus.be : Hello, vous avez échappé à la pluie ?
Gijs Gilis: “Nous avons eu beaucoup de chance. Il y avait encore des averses le matin, mais heureusement, lorsque nous sommes arrivés sur le circuit, elles se sont arrêtées et la piste a commencé à sécher avec le vent et à les rayons de soleil occasionnels. Nous avons effectué toutes les séances en pneus pluie, car la piste était encore bien trop humide et glissante pour des pneus slicks. Néanmoins, nous en avons profité avec des bonnes sensations de la nouvelle CBR600RR.“
Raconte-nous tout !
“Tout, certainement pas. Pour cela vous devrez lire l’essai complet qui sera bientôt en ligne. Mais finalement j’étais très à l’aise sur cette piste mouillée. Cela me conforte dans l’idée que cette CBR est très facile à piloter. Un moteur facile, des changements de vitesse doux (avec le quickshifter) et un freinage “confortable”. On a l’impression que c’est une moto très souple, ce qui n’est pas du tout le cas, mais la facilité avec laquelle on peut la piloter sur circuit est extraordinaire.”
S’agit-il toujours d’une supersportive fonctionnant à haut régime comme auparavant ?
“Oui, en effet ! La base du bloc moteur est pratiquement inchangée par rapport au dernier modèle 2017. En revanche, beaucoup de pièces ont été allégées et renforcées dans tous les sens, tandis que l’échappement a été fermement retravaillé pour que l’ensemble soit homologué EU5+. Et regardez cette sortie d’échappement central sous les fesses de la CBR. Génial, non ?”
Effectivement, c’est réussi. L’avant est également rafraîchi.
“Absolument. Mais ce n’est pas seulement à l’extérieur qu’elle est belle, il y a aussi une grande nouveauté à l’intérieur qui constitue la plus grande évolution de cette moto. En effet, la CBR600RR reçoit l’IMU à 6 axes de la Fireblade. Cette unité de commande qui contrôle toute l’électronique permet à la CBR600RR d’être équipée d’une électronique complète, de l’antipatinage réglable sur 9 niveaux à l’anti-soulèvement arrière, en passant par l’ABS en virage, l’embrayage à glissement et à assistance et un quickshifter qui fonctionne dans les deux sens. Un vrai régal, donc.”
Mais pourquoi Honda relance-t-il la CBR600RR ?
“C’est simple, la demande est suffisante pour franchir le pas. Honda dit lui-même que l’écart entre la CBR650R et la CBR1000RR-R est trop important. C’est vrai, et la 600 est désormais homologuée EU5+, ce qui signifie que la supersportive est de nouveau là et en bonne santé sous la bannière rouge. Nous l’avons fait rugir à haut régime, comme il se doit, pour que tout le Portugal l’entende.”
En tout cas, tu a l’air enthousiaste. Vas-y mollo ce soir au bar !
