Nouvelle législation* : Pas de casque ? Pas d’essence !
*Au Bangladesh. L’augmentation considérable du nombre de motards a malheureusement entraîné une augmentation tout aussi explosive du nombre de tués sur les routes de ce pays asiatique, et le gouvernement a donc pris des mesures. Vous n’avez pas de casque ? Dans ce cas, vous ne pouvez pas acheter d’essence.
27 % de décès sur la route
Pour nous, la question semble presque évidente : pour conduire une moto, il faut porter un casque – obligatoire depuis 1976, en plus d’un équipement approprié. Si vous êtes pris en flagrant délit d’absence d’une partie de cet équipement de moto, vous êtes passible d’une amende. Mais au Bangladesh, on est malheureusement un peu moins prompt à expliquer l’utilité du casque de moto (pourtant exigé par la loi) à la frange motarde de la population. Conséquence douloureuse : en 2023, plus de 2 500 motocyclistes et conducteurs de rickshaw (souvent avec plusieurs passagers) sont morts dans des accidents de la route, ce qui représente plus de 27 % de l’ensemble des victimes de la route cette année-là.
Pas de casque, pas d’essence
Pour tenter de réduire ce chiffre, le gouvernement du Bengale a adopté une nouvelle loi intitulée « No helmet, no petrol » (Bangladesh Road Transport Authority Act 2017). Un slogan qui semble parfaitement adéquat : si vous vous présentez dans une station-service avec votre deux ou trois-roues motorisé, vous avez intérêt à porter un casque – pilote et passager(s). Si cette règle n’est pas respectée, la station-service a désormais l’interdiction légale de fournir au véhicule en question du carburant. De quoi donner du fil à retordre à ceux qui veulent continuer à rouler sans casque.
Reste à savoir si cette mesure prise par le ministre des routes et des ponts Obaidul Quader aura l’effet escompté, mais c’est au moins un pas dans la bonne direction…
Source : Dhaka Tribune
