avatar Philippe HuninPhilippe Hunin    14 Jan 2022, 16:00    0   

La marque allemande a toujours eu cette faculté de séduire le badaud par sa prestance de style bourgeois. Rouler en Mercedes a pour beaucoup été l’aboutissement de la réussite sociale. Du moins c’était le genre de pensées qui nous traversaient l’esprit au siècle dernier. Depuis de nombreuses années, Mercedes a démocratisé son accès tout en restant une marque premium. Enfin quand j’écris « démocratiser » il faut tout de même relativiser quelque peu en jetant un coup d’œil au tarif de cette berline C 180 d’entrée de gamme affichée à 43.560€.

Esprit jeune

Un large écran tactile vous accueille dès l’ouverture de la portière et vous fait immédiatement penser à la Classe C d’où provient cet accessoire de grande taille. Une intrusion dans la grande famille Mercedes ne s’opère ni par hasard ni intuitivement. Les concepteurs de la marque ont imaginé un monde qui leur est propre. Comme par exemple ce choix de motricité de la boite automatique qui se sélectionne sur le levier de commande habituellement réservé aux essuie-glaces. Qui lui-même est passé de l’autre côté du volant. Mise en route conventionnelle par bouton poussoir et le silence se fit. Pas de doute, on est bien au volant d’une berline à vocation familiale. Le moteur de 1,5l et ses 156 chevaux n’est pas là pour vous coller au dossier du siège mais bien pour vous transporter avec un maximum de confort. Chaque occupant y trouvera son espace et son lot de commandes en matière de sièges chauffants et de réglage de la température.

Imbroglio

Sans avoir consulté le manuel du propriétaire, j’imagine que la description des commandes affichées sur le volant a nécessité l’impression d’une centaine de pages. Il y a des boutons poussoirs et sensitifs disséminés un peu partout afin de régler et de paramétrer la voiture selon ses exigences du moment. Comme toujours chez Mercedes, tous les réglages attenant à la configuration du siège prennent place sur le panneau de la portière. La transmission automatique joue avec les 9 rapports de la boite avec une élégante douceur en tentant par tous les moyens de maintenir le régime moteur sous les 2.000 tours. Mission délicate quand la balance affiche un poids de plus de 1.600kg et un petit 4 cylindres de 1497cc pour propulser le tout. Comme souvent chez Mercedes, on est à bord d’une propulsion. Une escapade dans les Alpes par temps de neige m’a confirmé l’excellence de ce type de motricité même sur routes glissantes. Les assistances interviennent avec précision, le tout secondé par la monte de pneus neige en prévision de cet essai hivernal (merci Mercedes).

Presque 1000

Quand on roule dans la catégorie « berline », on apprécie le confort et là avec cette C 180 c’est pari gagné mais on aime aussi profiter d’une grande autonomie. Mission accomplie avec ses 66 litres embarqués, on arriverait même à parcourir près de 1000km sans s’arrêter. Vous l’aurez compris comme moi, à vitesse stabilisée et réglementaire, le moteur 4 cylindres se contente d’un peu plus de 6 litres. Une moyenne convenable mais descendre sous les 6 litres devrait être le prochain objectif des ingénieurs allemands. La transmission et ses 9 rapports jouent d’un côté la carte de l’économie en abaissant la rotation des bielles mais malheureusement pour y arriver, le changement de vitesses peut parfois s’avérer comme « extrême » en descendant plusieurs rapports et en propulsant le compte-tours vers le haut lors des fortes accélérations.

Conclusion

Cette Mercedes C 180 est une bonne voiture. Profitant de son statut et de son expérience, Mercedes a centralisé l’ensemble de ses connaissances pour apporter au conducteur et à ses passagers, une approche positive de la conduite automobile. De toute manière au vu des réglementations écologiques à venir, l’utilisation des « grosses » voitures et des voitures de sport sera réservée à une élite économique pouvant se séparer de milliers d’euros de taxes en tous genre. Un choix qui ne s’offre pas à tout le monde. Prix : à partir de 43.560€

Laisser un commentaire