Questions en rafale après l’essai de la Kawasaki Z650S
En 2026, la Kawasaki Z650 se voit dotée d’une version supplémentaire dénommée « S ». Pieter a déjà pu découvrir ce que cette lettre supplémentaire signifiait lors d’un essai le long de la Costa Brava.
Motojournal.be : Quelles sont, au juste, les caractéristiques de cette nouvelle Kawasaki Z650 S ?
Pieter Ryckaert : “Sur le plan esthétique, on note une nouvelle face avant, entièrement conçue dans le style « Sugomi » désormais bien connu. Elle abrite un tableau de bord TFT repensé et est équipée d’un guidon plus large de 3 cm. Les disques de frein sont à nouveau ronds et non plus wave, car ils semblent avoir retrouvé leur popularité. De plus, le modèle que nous avons testé ici était également équipé du quickshifter disponible en option.”
Motojournal.be : Il n’y a donc pas vraiment de révolution avec ce nouveau modèle ?
Pieter : “Non, et ce n’était pas vraiment nécessaire. Le bicylindre de 649 cm³ reste l’un des moteurs les plus agréables, voire le plus agréable de sa catégorie, et le châssis est toujours au top. Mais c’est surtout le guidon plus avancé qui donne à la Z650 S une sensation différente de celle de la version “sans S”, qui restera d’ailleurs encore un an dans la gamme. La S semble ainsi plus aboutie et, avec son nouveau visage, elle en a aussi plus d’allure. Il faut également moins de force pour la manœuvrer, ce qui est bien pratique ici, le long de la Costa Brava.“
Motojournal.be : Mais Kawasaki peut-il se contenter de ces quelques évolution pour rester dans la course sur un marché où ce sont surtout les nouvelles marques chinoises qui visent à s’imposer ?
Pieter : “Tout à fait. Si Kawasaki n’a rien changé au moteur ni au châssis, c’est parce que ce n’est pas nécessaire. Ces deux éléments figurent toujours parmi les meilleurs de leur catégorie. C’est aux Chinois de combler d’abord cet écart, même si la Z650 S laisse encore une certaine marge de manœuvre.”
Motojournal.be : Comment ça ?
Pieter : “Eh bien, outre un réseau de concessionnaires solide et des valeurs de revente dignes d’une marque comme Kawasaki, la Z650 S offre encore une marge de progression. On qualifie ainsi son moteur de « sous-exploité », ce qui signifie qu’il sera facile d’en tirer davantage à l’avenir sans trop d’efforts, même si pour l’instant, il ne manque de rien. À haut régime, le bicylindre permet de négocier les virages de manière très sportive, tandis que j’ai remarqué que, dans les villages et les villes, je roulais toujours un rapport plus haut que ce que je pensais intuitivement. Cela fait de la Z650 S l’une des meilleures motos d’apprentissage avec laquelle on peut – qu’elle soit ou non en version A2 – progresser très fort. C’est l’essence même de cette moto. Bon maintenant je te laisse, j’ai encore deux-trois trucs à faire, tchao ! “
Motojournal.be : Super ! Nous avons hâte de lire ton essai complet.
Pieter : “Il arrive très bientôt, c’est promis !“
